Façade historique du Cabaret Baila Restaurant, hôtel particulier de 1837 rue Frochot à Paris

2 rue Frochot, Paris 9e

L'histoire du lieu

Sous le regard d'une grande vague inspirée d'Hokusai, ce vitrail signe l'entrée d'un lieu unique à Paris. Derrière lui se dévoile un hôtel particulier construit en 1837, niché dans la discrète et mystérieuse avenue Frochot. Un décor néo-Renaissance que l'histoire n'a cessé de transformer, sans jamais lui retirer son charme ni son âme.

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Les Années folles à Pigalle

Le Shangaï, cabaret des Années folles

Dans l'entre-deux-guerres, en pleine effervescence parisienne, ce bâtiment s'offre un nouveau visage d'exotisme et d'élégance chino-japonais : Le Shangaï. Lanternes, soieries, Art déco : le mélange des styles surprend, mais séduit.

C'est à cette époque, en 1929, que le fameux vitrail aux inspirations asiatiques est installé. Il deviendra l'âme du lieu.

Le Shangaï, cabaret chino-japonais des Années folles au 2 rue Frochot à Paris
Un vitrail inscrit aux Monuments historiques

Le chef-d'œuvre de Georges Hagnauer

Ce vitrail monumental, qui enveloppe aujourd'hui encore notre salle de sa grande vague, est l'œuvre de Marie-Victor Georges Hagnauer (1884-1967), peintre-verrier parisien longtemps resté dans l'ombre et aujourd'hui redécouvert.

Hagnauer est l'héritier d'une prestigieuse miroiterie familiale fondée par son grand-père Isaac vers 1865, dont les ateliers étaient installés rue Cail, dans le 10e arrondissement. La maison comptait parmi les artisans ayant participé à la construction du Petit Palais en 1900, gage de l'excellence de son savoir-faire. Artiste autant qu'artisan, Georges Hagnauer expose au Salon des indépendants entre 1923 et 1927 et signe ses œuvres d'un cartouche « G. Hagnauer, 17 rue Cail, Paris ».

Son talent connaît aujourd'hui une seconde vie : en 2022, trois de ses grands vitraux réalisés pour le siège du journal Le Petit Parisien sont passés en vente à l'Hôtel Drouot et ont été préemptés par le musée Carnavalet, le musée de l'histoire de Paris. Quant à sa vague inspirée d'Hokusai, elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 2003, avec les façades et les toitures de l'édifice. Dîner chez nous, c'est dîner au cœur d'une œuvre d'art inscrite aux Monuments historiques, dans la lumière changeante de milliers de pièces de verre serties de plomb.

Le vitrail de la vague d'Hokusai signé Georges Hagnauer, inscrit aux Monuments historiques
Un lieu, mille vies
« Ici, chaque repas est un spectacle, chaque soirée une parenthèse hors du temps. »
1954 - 1966

Un théâtre d'avant-garde

En 1954, le rideau se lève sur une nouvelle vie : le cabaret laisse place à un théâtre expérimental, le Théâtre en Rond, imaginé par la comédienne Paquita Claude et le metteur en scène André Villiers. Sa scène circulaire de 5,30 mètres de diamètre, entourée de gradins pouvant accueillir plus de 300 spectateurs, en fait un théâtre avant-gardiste où Michel Piccoli, entre autres, foule les planches. Audacieux, visionnaire... mais éphémère : le théâtre ferme en 1966.

Le lieu se métamorphose ensuite en cercle de jeux, le Cercle Central, où l'on venait dès 1979 pour jouer, parier, et peut-être rêver de fortune. Puis il devient une élégante salle de réception, rebaptisée Villa Frochot, nom qui résonne encore dans les mémoires de ceux qui y ont célébré mariages, fêtes privées et soirées parisiennes.

Le Théâtre en Rond, scène circulaire d'avant-garde rue Frochot à Paris
Le Cercle Central, cercle de jeux au 2 rue Frochot à Paris

Deux siècles d'histoire parisienne

Du Second Empire aux nuits festives d'aujourd'hui

  • 1837

    Un hôtel particulier néo-Renaissance

    Construction de l'hôtel particulier à l'entrée de l'avenue Frochot, refuge d'artistes au cœur de la Nouvelle Athènes.

  • 1929

    Le Shangaï et son vitrail

    Le cabaret chino-japonais des Années folles fait installer la grande vague d'Hokusai, chef-d'œuvre du peintre-verrier Georges Hagnauer.

  • 1954

    Le Théâtre en Rond

    Paquita Claude et André Villiers inventent un théâtre expérimental à scène circulaire, où joue notamment Michel Piccoli, jusqu'en 1966.

  • 1979

    Le Cercle Central

    Le lieu devient un cercle de jeux où l'on vient jouer, parier, et peut-être rêver de fortune.

  • 2003

    Monuments historiques

    Les façades, les toitures et le vitrail de la vague d'Hokusai sont inscrits au titre des Monuments historiques.

  • Auj.

    Le Cabaret Baila Restaurant

    Après de grands travaux de restauration, le lieu renoue avec sa vocation festive : cuisine française, musique live et soirées parisiennes.

Aujourd'hui

Bienvenue au Cabaret Baila Restaurant

Aujourd'hui, après de grands travaux de restauration, l'histoire recommence. Dans ce restaurant festif à Paris, les lumières se rallument, les rires résonnent à nouveau, les verres s'entrechoquent sous la grande vague de Hagnauer.

Un décor restauré dans les règles de l'art

Une salle rénovée, une âme préservée

Les grands travaux de restauration ont redonné au lieu tout son éclat : moulures et boiseries de l'hôtel particulier restaurées, le vitrail de la vague d'Hokusai remis en pleine lumière, et une salle repensée pour la fête. Banquettes profondes, éclairages tamisés, scène et piste au cœur du décor : l'esprit cabaret des Années folles retrouve sa maison, avec le confort d'aujourd'hui.

La salle rénovée du Cabaret Baila Restaurant sous le vitrail de la vague d'Hokusai à Paris
Un vrai restaurant, midi et soir

Une cuisine française généreuse, faite maison

Avant d'être une fête, le Cabaret Baila Restaurant est une table. En cuisine, une cuisine française qui ne triche pas : des produits de saison choisis un par un, travaillés maison, des entrées généreuses qui circulent autour de la table et des desserts signés d'un Meilleur Ouvrier de France. Le midi, on s'y attable dans une atmosphère paisible, idéale pour un déjeuner entre amis ou professionnel ; le soir, la salle s'anime et le dîner prend des airs de spectacle.

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Assiettes gourmandes de cuisine française faite maison au Cabaret Baila Restaurant à Paris
L'esprit cabaret, réinventé

La musique et la fête réunies

Autour de la table, la soirée monte au rythme de la musique live et des DJ sets, comme au temps du Shangaï. Chanteurs, ambiance vibrante et piste qui s'anime au fil de la nuit : personne ne regarde l'heure. Anniversaires, soirées entre amis ou privatisations : le lieu renoue avec sa vocation première, celle de faire la fête à la parisienne.

Dîner festif en musique live au Cabaret Baila Restaurant à Paris

Ici, chaque repas est un spectacle, chaque soirée une parenthèse hors du temps. Installez-vous, profitez... et laissez-vous emporter.

L'histoire continue désormais avec vous.

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Victor Hugo, Toulouse-Lautrec, Django Reinhardt...

Une avenue de légendes

À deux pas de Pigalle, derrière des grilles discrètes, la rue et l'avenue Frochot ont longtemps été un refuge d'artistes. Victor Hugo s'y installe à son retour d'exil en 1870, chez son ami Paul Meurice. Alexandre Dumas y emménage en 1850. Toulouse-Lautrec y ouvre son dernier atelier en 1898, voisin de ceux de Gustave Moreau et de Théodore Chassériau. Les fils d'Auguste Renoir, Pierre et Jean, s'y établissent en 1937, et François Truffaut y tournera plus tard une scène des Quatre Cents Coups. On murmure même que la maison du numéro 1 serait hantée, légende qui aurait valu à l'avenue sa fameuse grille.

L'avenue Frochot à Paris, voie privée et refuge d'artistes à Pigalle
Le jazz manouche au coin de la rue

Django Reinhardt, voisin de légende

C'est ici, au 6 avenue Frochot, à quelques mètres de notre porte, que le génial guitariste Django Reinhardt a vécu. Dans les années 1940, Django choisit cette adresse singulière pour s'éloigner du tumulte parisien tout en restant au cœur de la vie nocturne. Le jour, il se retirait dans cette enclave paisible ; la nuit, ses mélodies s'échappaient vers Pigalle. On raconte qu'il jouait parfois fenêtres ouvertes, et que les passants s'arrêtaient, fascinés par ces notes libres, comme suspendues dans l'air.

C'est ici qu'il façonne ce son unique, mêlant swing américain, âme tzigane et poésie parisienne. Une plaque apposée sur la façade rappelle sa présence. Il y vécut jusqu'en 1951, avant de rejoindre Samois-sur-Seine.

Ce lieu où vous vous trouvez est chargé de cette mémoire musicale. En poussant la porte, vous entrez dans un restaurant live musique, au cœur d'un quartier qui a entendu naître des improvisations légendaires. Ici, le temps semble ralentir... et l'histoire du jazz continue de vibrer.

La plaque de Django Reinhardt au 6 avenue Frochot, à côté du Cabaret Baila Restaurant
Vivez l'histoire de l'intérieur, on vous garde une place ?

Dînez au cœur d'une œuvre d'art

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Le meilleur moyen de découvrir le vitrail de la vague d'Hokusai et l'âme de ce lieu chargé d'histoire ? Réserver une table au Cabaret Baila Restaurant et vivre une soirée festive sous une œuvre d'art inscrite aux Monuments historiques.

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L'histoire du lieu en questions

Deux siècles d'histoire au 2 rue Frochot, résumés en quelques réponses

L'hôtel particulier qui abrite le Cabaret Baila Restaurant a été construit en 1837, à l'entrée de l'avenue Frochot, dans le 9e arrondissement de Paris. Son décor néo-Renaissance a traversé près de deux siècles de transformations sans perdre son charme, et ses façades et toitures sont aujourd'hui inscrites aux Monuments historiques.

Le Shangaï était un cabaret d'inspiration chino-japonaise installé au 2 rue Frochot dans l'entre-deux-guerres, en pleine effervescence des Années folles. Lanternes, soieries et Art déco composaient son décor exotique. C'est pour lui qu'a été installé, en 1929, le grand vitrail de la vague d'Hokusai qui orne toujours la salle du Cabaret Baila Restaurant.

Marie-Victor Georges Hagnauer (1884-1967) était un peintre-verrier parisien, héritier d'une miroiterie familiale fondée vers 1865 rue Cail par son grand-père Isaac, qui participa à la construction du Petit Palais en 1900. Il exposa au Salon des indépendants entre 1923 et 1927. En 2022, trois de ses vitraux réalisés pour le journal Le Petit Parisien ont été préemptés par le musée Carnavalet, le musée de l'histoire de Paris.

Le vitrail monumental représente une grande vague inspirée de La Grande Vague de Kanagawa d'Hokusai, composée de milliers de pièces de verre serties de plomb. Installé en 1929 du temps du cabaret Le Shangaï, il enveloppe toute la salle du restaurant et est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 2003.

De 1954 à 1966, le lieu a abrité le Théâtre en Rond, un théâtre expérimental imaginé par la comédienne Paquita Claude et le metteur en scène André Villiers. Sa scène circulaire de 5,30 mètres de diamètre, entourée de gradins pouvant accueillir plus de 300 spectateurs, en faisait une salle d'avant-garde unique à Paris, où Michel Piccoli a notamment joué.

Après la fermeture du théâtre en 1966, le lieu est devenu un cercle de jeux, le Cercle Central, fréquenté dès 1979. Il s'est ensuite transformé en salle de réception sous le nom de Villa Frochot, où se sont célébrés mariages et fêtes privées, avant de grands travaux de restauration qui lui ont rendu sa vocation festive avec le Cabaret Baila Restaurant.

L'avenue Frochot fut un véritable refuge d'artistes : Alexandre Dumas y emménage en 1850, Victor Hugo s'y installe à son retour d'exil en 1870 chez son ami Paul Meurice, Toulouse-Lautrec y ouvre son dernier atelier en 1898 près de ceux de Gustave Moreau et Théodore Chassériau, et les fils d'Auguste Renoir, Pierre et Jean, s'y établissent en 1937. François Truffaut y a aussi tourné une scène des Quatre Cents Coups. Django Reinhardt, lui, a vécu au numéro 6 jusqu'en 1951.

Selon la légende, la maison du numéro 1 de l'avenue Frochot serait hantée. C'est cette rumeur qui aurait valu à l'avenue sa fameuse grille, qui en fait aujourd'hui encore une voie privée fermée. Le Cabaret Baila Restaurant se trouve juste à son entrée, au 2 rue Frochot.

Le Cabaret Baila Restaurant, au 2 rue Frochot à Pigalle, est l'une des adresses parisiennes où dîner et faire la fête ne font qu'un. La soirée commence autour d'une cuisine française généreuse et monte au rythme de la musique live et des DJ sets, dans un décor d'hôtel particulier inscrit aux Monuments historiques. Ici, personne ne regarde l'heure : la fête se prolonge jusqu'au bout de la nuit, comme au temps des cabarets des Années folles.

Le Cabaret Baila Restaurant propose une cuisine française faite maison, à base de produits de saison choisis un par un : entrées généreuses à partager, plats travaillés et desserts signés d'un Meilleur Ouvrier de France. Le restaurant est ouvert le midi, dans une atmosphère paisible, et le soir, où le dîner prend des airs de fête. Une adresse où l'on vient autant pour l'assiette que pour le cadre historique.

Peu de tables parisiennes offrent un tel décor : le Cabaret Baila Restaurant est installé dans un hôtel particulier de 1837, sous un vitrail monumental inscrit aux Monuments historiques, dans un lieu qui fut tour à tour cabaret des Années folles, théâtre d'avant-garde et cercle de jeux. Dîner ici, c'est dîner au cœur d'une œuvre d'art, à l'entrée de l'avenue Frochot où vécut Django Reinhardt.

Le Cabaret Baila Restaurant n'est pas un cabaret à revue : pas de plumes ni de paillettes, mais l'esprit cabaret dans ce qu'il a de plus vivant. Chanteurs en live, DJ sets et ambiance festive accompagnent le dîner, dans la lignée du Shangaï qui occupait les lieux dans l'entre-deux-guerres. Un restaurant festif où le spectacle, c'est la soirée elle-même.